Archives de la catégorie Peintures / Thèmes

« Wehe den Menschen, wenn im Weltengericht auch nur ein Tier sitzt! »

Christian Morgenstern

Tiere zu zeichnen bereitet mir grosses Vergnügen. Dabei lasse ich mich von Fotos inspirieren, die in Zeitungen oder Zeitschriften abgebildet sind. Oder ich gebe ein Stichwort in eine Suchmaschine, z.B. « Tiere der Alpen ». Das Spannende dabei ist, dass

ich einschätzen muss (oder darf), welches Foto sich für eine Zeichnung eignet und welches nicht. Gibt’s was her? Hat es das Potential zu einer guten Zeichnung? Eine Zeichnung ist etwas ganz anderes als eine Fotografie. Eine Zeichnung ist viel abstrakter. Und vor allem: Zeichnen heisst weglassen können. Und das lernt man mit der Zeit.

Depuis quelques mois, j’adore dessiner des animaux. Je m’inspire de photos que je vois dans des journeaux ou des magazines. Ou il m’arrive de surfer sur Internet. J’écris par emplemple: « Animaux des Alpes », et il y a une avalanche d’images qui s’affichent. Ce qu’il y a d’intéréssant – pour moi en tout cas – c’est de pouvoir (ou de devoir) évaluer si telle photo a le « potentiel » de devenir un bon dessin? Un dessin est tout autre chose qu’une photo. Un dessin est plus abstrait. Ce qu’il faut savoir faire, c’est laisser de côté.

Cela s’apprend avec le temps.

Nordamerikanisches Eichhörnchen
Der schlaue Fuchs
Der Spatz. Ein unscheinbarer Vogel. Gerade deshalb schwierig zu zeichnen und zu malen.
Ein Frosch hüpft ins Wasser
Ein Esel ist mancherorts zuverlässiger als ein Auto.

Peinture 5 Salzmann

 

 

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Naturellement mortes ?

Qu’aurait-elle encore à dire, aujourd’hui, la nature morte ? Est-elle véritablement hors-jeu ?

De son âge d’or baroque, auquel Daniel Salzmann emprunte assurément les motifs de têtes de mort, de papillons, d’écureuils, de coupes précieuses et autres citrons – qu’on aille voir les œuvres d’Adriaen van Utrecht, Jan van Kassel, Antonio de Pereda ou Abraham Mignon -, le message moral est perdu : on se soucie aujourd’hui du memento mori comme d’une guigne, ou plutôt on s’en amuse : on y déchiffre les symboles comme dans un jeu de devinettes futile, le papillon évoquant l’âme, l’écureuil le malin, etc. J’ai dit emprunts de motifs, mais plutôt faudrait-il dire emprunts de fragments précis de tableaux anciens (les références existent, demandez-les à l’artiste !) que Salzmann, le musicien, enrôle dans un jeu de variations de cinq, de quatre, de trois, de deux peintures, toutes des formats de papier identiques (70 x 60 cm), qui déploient des séquences colorées où Bonnard, Matisse et de Kooning reconnaîtraient leurs points d’interrogations éclatants sur l’art de représenter les choses, ou plutôt leurs interrogations explosives sur la pertinence de représenter les choses. Et c’est là qu’on rejoint la question de départ, restée sans réponse : la nature morte est-elle morte ? Salzmann réfute le constat des historiens de l’art et autres critiques légistes d’aujourd’hui, amateurs des morgues de l’art. Que l’on observe attentivement la danse qu’exécute le compotier d’une œuvre à l’autre, dans une séquence de cinq, et l’on se persuadera que la matière de l’esprit est vivante, bien vivante.

Alberto de Andrés

Deutsche Übersetzung

Ist das Stilleben tot?

Hat das Stilleben heute noch etwas zu sagen? Oder ist es – wie die französische Bezeichnung „nature morte“ nahelegt – seiner Natur entsprechend tot? Sozusagen sang- und klanglos aus der Mode gekommen?

Wenn Daniel Salzmann dem goldenen Zeitalter des Barocks die Motive seiner Stilleben entlehnt, die Totenköpfe, Schmetterlinge, Eichhörnchen, Zitronen und Fruchtschalen – man schaue sich bloss die Werke eines Adriaen van Utrecht, Jan van Kassel, Antonio de Pereda oder Abraham Mignon an – dann weiss er, dass unserer heutigen Zeit die moralische Botschaft dieser Motive abhanden gekommen ist. Das memento mori, das „Gedenke Mensch, dass du sterblich bist!“, kümmert heute keinen Bildbetrachter auch nur einen Deut. Im Gegenteil, man amüsiert sich allenfalls, wie bei einem Ratespiel die symbolische Bedeutung des Bildinventars zu entschlüsseln: Der Schmetterling steht für die Seele, das Eichhörnchen für den Teufel usw.

Von entlehnten Motiven zu sprechen ist allerdings nicht ganz korrekt. Präziser müsste man sagen: Salzmann entlehnt Fragmente, Bildausschnitte von barocken Gemälden (die Referenzen sind zu raten!) und variiert sie ähnlich einem Musiker in Sequenzen von fünf, vier, drei und zwei Bildern im selben Format (70 x 60 cm). Farbenkräftige Kombinationen, in denen ein Bonnard, Matisse oder de Kooning ihre eigenen malerischen Fragezeichen zur Kunst der Repräsentation wiedererkannt hätten, jene grundlegende Frage, wie die Kunst die immer gleichen Dinge wiederzugeben habe. Jene Frage also, die uns zur eingangs gestellten Frage führt, ob das Stilleben tot sei?

Salzmann widerlegt mit seinen Tableaux den von Kunsthistorikern und anderen Totengräbern der Malerei verkündeten Tod der „nature morte“. Man beobachte nur einmal mit welcher Anmut die Fruchtschale durch seine fünf Bilder hindurch tanzt! Was könnte uns mehr als diese Bilder überzeugen, dass der Geist dieser Materie lebendig geblieben ist, äusserst lebendig sogar.

Alberto de Andrés


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Daniel Salzmann – Aquarelles

De-ci, de-là 

De-ci, de-là, Daniel Salzmann cueille délicatement ses motifs aquarellés. Dans son environnement direct, dans des journaux, au cours de ses déambulations, au quotidien, le choix se fait au gré des humeurs de l’existence, des rencontres, des hasards, des affinités. Journal intime, carnet de bord dont les pages égrainent les heures, irrégulièrement. Pourquoi ce motif-ci ? Un oignon, une madone, un bateau, un Chinois, un putto ? Pourquoi pas si une impulsion intérieure, un coup de cœur, le suggère. Comment dès lors ne pas voir dans ces motifs esquissés l’équivalent contemporain des paysages intimes que les délicats aquarellistes de l’école anglaise, puis les peintres français ont intégré à notre conscience artistique depuis deux siècles. Mais ici, les motifs de rien ne procèdent pas de la nature, ne célèbrent plus des parcelles de paysage et intègrent de surcroît les audaces de la tache colorée, débordante, indomptée et abstraite d’un siècle urbain, trop à l’étroit dans son corsage publicitaire et surmédiatisé. Prenons garde cependant : il ne s’agit pas ici de faire valoir une quelconque nostalgie d’un paradis perdu d’avant l’ère du consumérisme de masse,  mais de l’évocation sans préjugés, modeste et sincère, d’une discontinuité irréductible, d’un morcellement du monde qui nous est échu. De sorte que le journal intime de Daniel Salzmann ne déploiera tout son sens que rétroactivement, c’est-à-dire ne fera état de son unité, qu’une fois parachevé avec l’existence, à la manière d’un feu d’artifice en suspens dont les fusées restent pour l’heure dispersées, dans l’attente de l’artificier.

Alberto de Andrés

Arbeiten von mir befinden sich in zahlreichen öffentlichen und privaten Sammlungen, untern anderen der Kunstsammlung des Kantons Bern, jener der Städte Bern, Fribourg, Brig, der Gemeinde Naters und des Kunstvereins Oberwallis, u.a. im Spital Brig.

2011 Früchtestilleben (Diptychon) Ankauf durch die Bank Raiffeisen Visp

2017 Ankauf Alpenpanorama durch Privat, Kanton Bern.

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2005 Farbkonzept für einen Neubau (Dreifamilienhaus) in Tafers/Kt. Fribourg. (Architekt: Roger Cottier, Fribourg)

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2003 – 2019  Bilder im Advokaturbureau Bratschi in Bern. Heute in Privatbesitz im Kanton Bern

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1995 Ankauf von 3 Bildern durch die Kunstkommission des Kantons Bern (Erziehungsdirektion):
Le marin jeté à la mer, Triptychon. Jedes Bild: 100 x 120 cm, Acryl, Baumwolle
 
 
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