Archives mensuelles de janvier, 2013

Décembre 2012

Galleria Graziosa Giger à Leuk/Loèche

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2000 «Eine schreckliche Mäusegeschichte», Kinderbuch (Eigenverlag)

1999 «Der Kunstabwart» Zürich: 12 farbige Pastellzeichnungen

1999 Edition Bieler Tagblatt, Lithographie «Füsse»

1998 «Fruchtrede», 5 Acrylbilder, Text von Jürgen Strauss

1996 «Biel von oben und ganz nah», Presses polytechniques et universitaires romandes, Lausanne: 8 s/w Fotografien

1995 «Illustrierte Walliser Sagen», Rotten Verlag: 7 Kohlezeichnungen

1993 «Dark Continent», Rebus Nr. 4, Bern: 4 Aquarelle

2001 Dingfest, Rattenverlag. Mit 20 Reproduktionen von Acrylbildern. Zu beziehen beim Künstler

2010 Illustrationen zum Buch «Geo Chavez’ Traum» von Hermann Anthamatten, erschienen bei Freies Theater Oberwallis

Kleiner Katalog «Ist das Stilleben tot?»/«Naturellement mortes?», 6 Acrylbilder, Atelier Fribourg-Nord. Zu beziehen beim Künstler

2014 Aqua bon, 26 Aquarelles du marché & Journal. Disponible chez l’artiste; zu beziehen beim Künstler

2015 Selbstportrait als Früchtestillleben. Illustriert mit 12 Bleistiftzeichnungen. Zu beziehen beim Künstler

 

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Naturellement mortes ?

Qu’aurait-elle encore à dire, aujourd’hui, la nature morte ? Est-elle véritablement hors-jeu ?

De son âge d’or baroque, auquel Daniel Salzmann emprunte assurément les motifs de têtes de mort, de papillons, d’écureuils, de coupes précieuses et autres citrons – qu’on aille voir les œuvres d’Adriaen van Utrecht, Jan van Kassel, Antonio de Pereda ou Abraham Mignon -, le message moral est perdu : on se soucie aujourd’hui du memento mori comme d’une guigne, ou plutôt on s’en amuse : on y déchiffre les symboles comme dans un jeu de devinettes futile, le papillon évoquant l’âme, l’écureuil le malin, etc. J’ai dit emprunts de motifs, mais plutôt faudrait-il dire emprunts de fragments précis de tableaux anciens (les références existent, demandez-les à l’artiste !) que Salzmann, le musicien, enrôle dans un jeu de variations de cinq, de quatre, de trois, de deux peintures, toutes des formats de papier identiques (70 x 60 cm), qui déploient des séquences colorées où Bonnard, Matisse et de Kooning reconnaîtraient leurs points d’interrogations éclatants sur l’art de représenter les choses, ou plutôt leurs interrogations explosives sur la pertinence de représenter les choses. Et c’est là qu’on rejoint la question de départ, restée sans réponse : la nature morte est-elle morte ? Salzmann réfute le constat des historiens de l’art et autres critiques légistes d’aujourd’hui, amateurs des morgues de l’art. Que l’on observe attentivement la danse qu’exécute le compotier d’une œuvre à l’autre, dans une séquence de cinq, et l’on se persuadera que la matière de l’esprit est vivante, bien vivante.

Alberto de Andrés

Deutsche Übersetzung

Ist das Stilleben tot?

Hat das Stilleben heute noch etwas zu sagen? Oder ist es – wie die französische Bezeichnung „nature morte“ nahelegt – seiner Natur entsprechend tot? Sozusagen sang- und klanglos aus der Mode gekommen?

Wenn Daniel Salzmann dem goldenen Zeitalter des Barocks die Motive seiner Stilleben entlehnt, die Totenköpfe, Schmetterlinge, Eichhörnchen, Zitronen und Fruchtschalen – man schaue sich bloss die Werke eines Adriaen van Utrecht, Jan van Kassel, Antonio de Pereda oder Abraham Mignon an – dann weiss er, dass unserer heutigen Zeit die moralische Botschaft dieser Motive abhanden gekommen ist. Das memento mori, das „Gedenke Mensch, dass du sterblich bist!“, kümmert heute keinen Bildbetrachter auch nur einen Deut. Im Gegenteil, man amüsiert sich allenfalls, wie bei einem Ratespiel die symbolische Bedeutung des Bildinventars zu entschlüsseln: Der Schmetterling steht für die Seele, das Eichhörnchen für den Teufel usw.

Von entlehnten Motiven zu sprechen ist allerdings nicht ganz korrekt. Präziser müsste man sagen: Salzmann entlehnt Fragmente, Bildausschnitte von barocken Gemälden (die Referenzen sind zu raten!) und variiert sie ähnlich einem Musiker in Sequenzen von fünf, vier, drei und zwei Bildern im selben Format (70 x 60 cm). Farbenkräftige Kombinationen, in denen ein Bonnard, Matisse oder de Kooning ihre eigenen malerischen Fragezeichen zur Kunst der Repräsentation wiedererkannt hätten, jene grundlegende Frage, wie die Kunst die immer gleichen Dinge wiederzugeben habe. Jene Frage also, die uns zur eingangs gestellten Frage führt, ob das Stilleben tot sei?

Salzmann widerlegt mit seinen Tableaux den von Kunsthistorikern und anderen Totengräbern der Malerei verkündeten Tod der „nature morte“. Man beobachte nur einmal mit welcher Anmut die Fruchtschale durch seine fünf Bilder hindurch tanzt! Was könnte uns mehr als diese Bilder überzeugen, dass der Geist dieser Materie lebendig geblieben ist, äusserst lebendig sogar.

Alberto de Andrés


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Daniel Salzmann – Aquarelles

De-ci, de-là 

De-ci, de-là, Daniel Salzmann cueille délicatement ses motifs aquarellés. Dans son environnement direct, dans des journaux, au cours de ses déambulations, au quotidien, le choix se fait au gré des humeurs de l’existence, des rencontres, des hasards, des affinités. Journal intime, carnet de bord dont les pages égrainent les heures, irrégulièrement. Pourquoi ce motif-ci ? Un oignon, une madone, un bateau, un Chinois, un putto ? Pourquoi pas si une impulsion intérieure, un coup de cœur, le suggère. Comment dès lors ne pas voir dans ces motifs esquissés l’équivalent contemporain des paysages intimes que les délicats aquarellistes de l’école anglaise, puis les peintres français ont intégré à notre conscience artistique depuis deux siècles. Mais ici, les motifs de rien ne procèdent pas de la nature, ne célèbrent plus des parcelles de paysage et intègrent de surcroît les audaces de la tache colorée, débordante, indomptée et abstraite d’un siècle urbain, trop à l’étroit dans son corsage publicitaire et surmédiatisé. Prenons garde cependant : il ne s’agit pas ici de faire valoir une quelconque nostalgie d’un paradis perdu d’avant l’ère du consumérisme de masse,  mais de l’évocation sans préjugés, modeste et sincère, d’une discontinuité irréductible, d’un morcellement du monde qui nous est échu. De sorte que le journal intime de Daniel Salzmann ne déploiera tout son sens que rétroactivement, c’est-à-dire ne fera état de son unité, qu’une fois parachevé avec l’existence, à la manière d’un feu d’artifice en suspens dont les fusées restent pour l’heure dispersées, dans l’attente de l’artificier.

Alberto de Andrés

Arbeiten von mir befinden sich in zahlreichen öffentlichen und privaten Sammlungen, untern anderen der Kunstsammlung des Kantons Bern, jener der Städte Bern, Fribourg, Brig, der Gemeinde Naters und des Kunstvereins Oberwallis.

2017 Ankauf Alpenpanorama durch Privat, Kanton Bern.

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2011 Früchtestilleben (Diptychon) Ankauf durch die Bank Raiffeisen Visp

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2005 Farbkonzept für einen Neubau (Dreifamilienhaus) in Tafers/Kt. Fribourg. (Architekt: Roger Cottier, Fribourg)

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   2003 – 2019  Bilder im Advokaturbureau Bratschi in Bern
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1995 Ankauf von 3 Bildern durch die Kunstkommission des Kantons Bern (Erziehungsdirektion):
Le marin jeté à la mer, Triptychon. Jedes Bild: 100 x 120 cm, Acryl, Baumwolle

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Daniel Salzmann – Schrittweise Abstraktion

Die gezeigten Bilder stellen eine Reihe dar, welche einer schrittweisen Abstraktion entspricht: ausgehend von einer Figuration, einer gegenständlichen Darstellung (Granatäpfel, Pfingstrosen etc.) nähert sich die Bildsprache nach und nach der Abstraktion – sie entwickelt sich in Richtung nicht-figürliche Komposition.

Die langjährige Erfahrung erlaubt es Daniel Salzmann, sich einer freien Malerei zu bedienen, einer Malerei, welche sich vom Objekt gelöst hat und nun ihre eigene, persönliche Aesthetik zu entfalten beginnt. Die Bilder steigern sich zu einem erfrischend-frohen Kosmos, in welchem sich Farbe zu Wolkengebilden verdichtet und zu Konzentraten zusammenballt, die nur eines im Sinn zu haben scheinen: das Auge in Erstaunen und Entzücken zu versetzen sowie Freude am expressiven Gestus durchdringen zu lassen.

pepeyeux

 

Daniel Salzmann: Exposition à la Galerie zur Schützenlaube Viège du 1er au 23 avril 2006

Deutsche Übersetzung

«Une série de panneaux peints de Daniel Salzmann laissent déborder la nourriture succulente qu’ils présentent, tels des plateaux de cuisine privés de rebords. Les saveurs méditerranéennes se répandent de tous côtés: sardines à l’huile d’olive, timbale de crustacés, daurade au citron, poulet à l’ail, poivrons farcis, côtelettes d’agneau grillées, figues à la cannelle, tartes aux abricots. Un festin! C’est que dans sa cuisine d’artiste, Daniel Salzmann a de qui tenir : du chef Edouard Manet, grand maître des natures mortes culinaires d’un XIXe siècle où la cuisine reflète l’opulence bourgeoise. Une des particularités des œuvres de Daniel Salzmann est que leur format et leurs dimensions sont constants, rappelant un coin de table carré couvert d’une nappe blanche d’où se détachent les couleurs vives des plats apprêtés et comme destinés au même convive: le spectateur. Le point de vue surplombe légèrement les mets et son rapprochement des plats suggère que ceux-ci sont placés à portée de fourchette de l’invité qui voit défiler devant lui une cuisine généreuse, opulente, expressive et authentique. Tradition de la table, tradition du tableau!

Mais que peuvent véritablement signifier aujourd’hui ces plats non entamés, exposés comme en représentation et qui sont dans l’attente que le spectateur gourmet leur fasse un sort? Un spectateur pour qui tout ce qui touche à la cuisine, comme ce qui touche à la peinture du reste, est devenu suspect, douteux à force de faire l’objet des sollicitations obséquieuses d’une publicité mensongère qui imprègne de toutes parts nos sociétés postindustrielles et technovisuelles. Que peut, en effet, signifier la représentation de ces plats authentiques, traditionnels, à l’heure du fast food, de la production agroalimentaire massive, de la nourriture transgénique, des additifs et exhausteurs de saveur, des colorants industriels et des dates de péremption ? De même, en termes d’art, que peut signifier cette peinture savoureuse faite de teintes fauves et de hautes pâtes qui puisent aux sources d’un Manet, d’un Matisse, d’un Kokoschka, à l’heure où les supports sont en pavatex, les formats standardisés, les couleurs en acrylique et les pratiques démystifiées? Pour le spectateur contemporain, soumis au règne insipide, indifférencié et anesthésiant des images médiatiques, la peinture de Daniel Salzmann est un régal; elle évoque une cuisine faite de sucs et d’odeurs qui mettent l’eau à la bouche, qui régénèrent le regard et rétablissent le goût. Son œuvre nous rappelle un rapport désormais révolu à la nourriture – et à l’art –; elle nous remémore un temps perdu – qu’il soit réel ou fictif – dont le peintre ose se souvenir. Ses plats sont autant de promesses de plaisir dans un monde désenchanté. Le maître titille le désir dans un univers sans illusions.

Mais Daniel Salzmann n’est pas dupe: l’appât pictural, le leurre, le masque appartiennent aussi à son monde comme le montrent ses figures humaines dont les visages ont l’expression de l’absence. Leurs regards ne répondent pas à notre regard; ils en sont détournés, ils regardent ailleurs, dans le vide de nulle part; nous ne les concernons pas. Ils n’évoquent personne et nous renvoient, en tant que tels, à notre propre insignifiance d’individus perdus dans le relativisme absolu et l’indifférence généralisée du présent. D’où la secrète mélancolie qui imprègne ces œuvres dominées par les couleurs sombres, des bleus et des noirs, et qui contrastent avec le bonheur de sa peinture gourmande.»

Alberto de Andrés, Historien d’art, Lausanne

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U-Bahnhof, Berlin, Acryl auf Papier, 50x49cm, 2003

Daniel Salzmann in der Galerie Artraktion

Er reist und schaut, mal zu seinen Füssen, mal zu den Dingen, mal in die Welt. Und malt, was er sieht oder mit dem Kameraauge festgehalten hat. Sinnlich.

In Bern zeigt er die Reise. In Quartiere, in den Barock, in gelbes Licht, ins Freibad, in Hinterhöfe und Gärten. Das Auge hat die Momente fokussiert, wo auch immer, die Kamera hat sie ausgeschnitten. Doch sie könne nur festhalten, sagt Daniel Salzmann (48), darum müsse er malen, was die Aufnahmen zeigen, um die abgebildeten Dinge gefühlsmässig wieder aufzuladen. Er präsentiert das Gemalte als Reihe von Arbeiten auf Papier, je 50 x 50 Zentimeter. Malerische Skizzen, nicht ‘zu Tode’ gemalte Bilder. Das Rund des Galerieraums macht sie zum Panorama. Was sie auszeichnet, ist die Gleichzeitigkeit des im Vorbeigehen Wahrgenommenen und dessen sinnliche Ausstrahlung – die Blicke der zwei Hunde im Käfig, das Rot im barocken Wappen, die üppigen Ranken des Fenstergitters, der Sprung des Knaben ins Wasser, das Gelb der sommerlichen Landschaft. Das Beliebige, die stete Gefahr subjektiver Reihungen, ist nicht nur durch den einen Blick des Müssiggängers gebannt, sondern – und das trifft das Gesamtwerk des Künstlers – durch formale Strukturen, durch Pinselschrift, Formrepetitionen (Streifen zum Beispiel) und Farbdialoge, die blutiges Rot, sonnenhaftes Gelb und wässriges Blau über Ränder und Bilder hinweg zusammenklingen lassen, ohne in ein Schema zu verfallen. Malen, so hat man den Eindruck, ist für den in Freiburg wohnenden Walliser nicht die Suche nach Dauer, sondern Reise.

Annelise Zwez, Kunstbulletin (Nr. 3/2004)

Gehalten vor Stämmen

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Erhaben dünkt Ihr Euch. Übermächtig – den Zeiten entrückt. Anfang und Endzweck zugleich.

gross2Vor Euch sinkt die Erde. Ins Bodenlose und der Äther bricht sich flirrend an euren Ausgebrannten, zugespitzt gierenden Körpern.

gross3Niederfallen sollen wir und Eure alten Füße platzend mit frischem Saft bedecken. Schwebend träumen wollt Ihr dann wie einst als wilde Früchte.

gross4Wir aber sind gekommen ungeahnte Stürme anzusagen. Eure Befestigung in tiefsten Tiefen lieblicher Auen und dunkler Wälder wird versagen.

gross5Schreien und toben werdet. Ihr bis Euch die Hälse brechen:Wir werden uns pflücken lassen!

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« Die Zeitgenossen erdachten ihr eine Seele. Sie sagten, sie drücke Eleganz und vornehme Nachdenklichkeit aus. Sogar ihr Gebrechen, den Mangel an Duft, hielt man für die Tugend der Enthaltsamkeit. In der Tat, ihre kühle Schönheit hat einen sozusagen introvertierten Charakter. Die Tulpe lässt sich bewundern, sie weckt aber keine heftigen Gefühle. Sie ist der Pfau unter den Blumen. So jedenfalls schrieben die höfischen ‘Gartenphilosophen’. Die Geschichte hat bewiesen, dass sie irrten. »

Zbiginiew Herbert, Der Tulpen bitterer Duft, Suhrkamp, 1985